Avis pour rehausser la maitrise du français

Le Conseil supérieur de la langue française (CSLF) a rendu public le 8 octobre 2015 un avis à la ministre responsable de la Protection et de la Promotion de la langue française. L’avis, intitulé Rehausser la maitrise du français pour raffermir la cohésion sociale et favoriser la réussite scolaire, souhaite mettre l’accent sur la réalisation de recommandations déjà proposées pour l’amélioration de la maitrise de la langue :

Le CSLF recommande notamment de rendre prescriptif le nombre d’heures consacrées à l’enseignement de la langue française prévu au régime pédagogique. Il estime également nécessaire d’accroitre les exigences générales dans la formation des maitres. Le CSLF est aussi d’avis qu’il faut intervenir très tôt à l’école pour soutenir les apprentissages en lecture, en écriture et en expression orale, en particulier auprès des élèves ayant des besoins particuliers.

Le Conseil supérieur de la langue française insiste sur l’importance du test de certification en français écrit pour l’enseignement (TECFÉE) :

Le Conseil est d’avis que l’exigence doit être maintenue pour tous les candidats au baccalauréat à l’enseignement, toutes disciplines confondues, de réussir le Test de certification en français écrit pour l’enseignement (TECFÉE), mais en limitant les possibilités de reprise. Le Conseil, tout en étant conscient que les compétences en français écrit peuvent considérablement s’améliorer au cours des quatre années du baccalauréat, est cependant très préoccupé par le taux d’échec au TECFÉE. Il est par conséquent nécessaire de réfléchir aux compétences linguistiques évaluées par ce test ainsi qu’à la façon dont elles sont évaluées. Il faut également veiller à ce que le niveau du TECFÉE soit supérieur à celui des tests administrés à l’entrée à l’université ou à la fin des études collégiales. Enfin, les conditions de passation du test doivent être les mêmes dans toutes les universités francophones du Québec.

L’avis aborde la place du collégial en mentionnant notamment que « les établissements collégiaux de langue française doivent renforcer les mesures de soutien linguistique à l’intention de tous les étudiants, plus spécifiquement les étudiants allophones et anglophones ».

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